Extrait :

 » On peut à bon droit s’interroger sur la définition théorique exacte du spatial turn si souvent invoqué, qui aurait eu lieu en sciences humaines et sociales depuis les années 1970. Cependant, le constat suivant rend légitime au moins une acception négative de cette expression : mondialisation, progrès des télécommunications et développement d’internet n’ont nullement conduit à une disparition ou à un oubli de l’espace, mais ont au contraire rendu nécessaire une réflexion approfondie et diversifiée sur la spatialité humaine1 . Les SHS ont un rôle essentiel à jouer dans une telle réflexion. En particulier, une approche esthétique pluridisciplinaire, repensée à partir de l’étude de l’aisthesis (sensation et affection) et élargie au-delà des œuvres d’art, présente ici une pertinence toute particulière. … »

lire la suite de l’article en ligne