Cette journée veut explorer l’hypothèse suivante : en quoi les morts participent-ils de la transition socio-écologique ? Quelles sont les questions qu’ils nous adressent, les problèmes qu’ils nous posent, et qui nous obligent, nous les vivants, à changer nos pratiques, à revoir nos récits. La mort est un domaine dans lequel on peut observer des changements liés à la ville durable, meilleure gestion de sols, de l’eau, volonté de maîtrise de la qualité de l’environnement, inventions d’objets, nouveaux matériaux. Dans les cimetières, dans le traitement des corps, on repère des évolutions juridiques, techniques, qui ne vont pas sans créer débats et conflits.Mais la mort est aussi ce domaine depuis lequel s’interroger sur la transmission, la mémoire, l’accueil de la diversité culturelle, le devenir des rituels et des formes du deuil. N’y a-t-il pas là aussi matière à une écologie politique et sensible ?
Souhaitant aborder la mort par les manières dont elle nous met collectivement à l’épreuve, cette journée va se concentrer sur les problèmes concrets posés par les morts, en essayant chaque fois de convoquer plusieurs points de vue pour aborder leurs effets. Effets sur de nouveaux collectifs, effets sur la recherche et ses méthodes, effets sur les institutions et leur engagement, effets sur l’urbanisation, effets sur les métiers en lien avec des corps morts.


Cette journée est accompagnée de deux propositions complémentaires
:

  • lundi 5 décembre à 18h à l’ENSAN, la projection d’un documentaire Curriculum mortis 2011 en présence du réalisateur Lionel Monier.
  • mardi 6 décembre à 21h, un concert-lecture Maman solo, de Frédéric Barbe avec Hélène Guybert (textes, voix, guitares et autres sons). www.alacriee.org
    à Pol’n, 11, rue des Olivettes, Nantes – entrée libre.

Contact : communication@crenau.archi.fr