Soutenance de thèse de Toumadher AMMAR

« Le métissage culturel comme générateur d’ambiances et de formes urbaines spécifiques : Les quartiers de Capaci Piccolo et Capaci Grandi à Sousse, à la croisée des cultures ambiantales et urbaines italienne, française et tunisienne»

le jeudi 16 mars 2017 à 15h00
à l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis
Rue El Kodes – Sidi Bou Saïd – 2026, La Marsa – Tunisie  – salle PETIT AMPHI

dirigée par M. Jean-Paul Thibaud et M. Jean-Pierre Péneau
Co-tutelle avec l’université « Ecole Nationale D’Architecture et d’Urbanisme de Tunis » (TUNISIE)

Composition du jury :

Mme Tsouria KASSAB – Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger – Rapporteur
M. Faouzi MAHFOUDH – Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba – Rapporteur
Mme Leila  AMMAR – Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis – Examinateur
M. Jean-Pierre PENEAU – Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis – Directeur de these
M. Jean-Paul THIBAUD – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – Directeur de these

Mots-clés : Ambiance, Métissage, Espace public, Interaction, Devenir, Temporalité

Résumé :
La colonisation et l’immigration créent des espaces dits de l’entre-deux, des « espaces in-between », où les limites et les frontières entre identités et cultures sont remises en question, où sont générés de multiples métissages. Dans le cadre de notre recherche nous nous sommes intéressés plus particulièrement à deux quartiers situés en Tunisie, dans la ville de Sousse, dont les noms sont Gabadgi El Foukani et Gabadgi Loutani , ou en sicilien « Capaci Supra e Capaci Jusu ». Ces deux quartiers portent le nom d’une localité sicilienne, Capaci. Le plus intéressant des faits est que ces lieux ont été construits et occupés par des populations mélangées, majoritairement siciliennes issues de l’immigration. Mais il y avait aussi d’autres communautés bien diversifiées du point de vue des nationalités et des croyances. Ces quartiers ont ensuite été progressivement réinvestis par une population exclusivement tunisienne. Le contexte historique et social de ces quartiers, nous a conduit à porter notre attention sur la relation entre les ambiances, l’espace public urbain et la notion de métissage. La vérification de l’hypothèse d’une persistance de caractéristiques ambiantales spécifiques constitue un réel enjeu scientifique pour cette recherche. Nous avons choisi la notion de métissage plus qu’une autre forme de mélange étant donné qu’elle se présente comme une pensée temporelle. Nous avons par conséquent été mené à interroger les ambiances des quartiers en appréhendant le métissage comme devenir, comme processus de transformation né de la rencontre de l’autre, mais aussi comme une expérience intériorisée vécue dans la durée. Notre méthodologie de travail s’est déployée selon trois mouvements, qui se sont croisés et enrichis mutuellement : observer et raconter, décrire, expérimenter. Les deux premières phases se sont plus concentrées sur le terrain, la troisième s’est présentée sous la forme d’une expérimentation développée sous l’égide d’une installation-projection.