Le projet HOLI_D (Horizon des littoraux en déclassement) interroge le devenir des espaces de loisirs vacances issus du patrimoine des grandes entreprises nationales (EDF, GDF, La Poste, SNCF principalement), des organismes du tourisme social et familial (VVF, Cap France, UCPA, les PEP, la Ligue de l’Enseignement…) et des communes s’étant mobilisées pour favoriser l’accès aux vacances et au littoral de leur population (comme les communes dites de « l’ex-ceinture rouge » autour de Paris).

En effet, ces espaces que sont les centres de loisirs, les colonies de vacances pour les enfants, ou les villages-vacances
pour les familles, sont les témoins de la période moderne, marquée par une société salariale largement encadrée, dont on sait qu’elle est en crise. Ces espaces de loisirs-vacances se trouvent aujourd’hui largement externalisés et vendus, souvent en raison des baisses de leur fréquentation, de l’évolution des normes de sécurité et de l’importance des coûts à assumer. Par ailleurs, ces espaces ont fait l’objet d’expérimentations architecturales (architecture éducative des années 1950-1960, architecture mobile des années 1970 notamment) qui posent la question d’une reconnaissance patrimoniale possible. Ce sont également les conséquences économiques et sociales et les enjeux d’un développement urbain et touristique pour les communes accueillant ces espaces qui sont posées et travaillées dans cette recherche.
Enfin, le littoral atlantique, de Loire-Atlantique et de Vendée notamment, est particulièrement marqué par la présence de ces espaces en devenir.

Cette recherche compte sur la présence continue, pendant trois ans, d’une équipe pluridisciplinaire composée de sociologues, urbanistes, géographes, architectes et historiens de l’architecture. Elle est ouverte à l’appel, dans le temps du projet, à d’autres champs disciplinaires comme l’art, l’économie ou le droit, et elle mobilise les espaces pédagogiques de l’école d’architecture de Nantes et de l’UFR Esthua Tourisme et Culture (Université d’Angers). C’est à partir de la mise en oeuvre d’une méthodologie originale, travaillant tout autant avec les archives, avec l’enquête de terrain, avec des dispositifs cartographiques, photographiques, que notre équipe entend mobiliser et concerner les acteurs, publics, privés, associatifs, habitants, touristes, dans une réflexion collective sur le devenir de ces espaces et leur relance économique et sociale.

Ce projet de recherche est co-financé pour une durée de 3 ans par Angers Tourism Lab – Région Pays de la Loire et par l’Université Bretagne Loire, en lien avec les laboratoires de recherche ESO-Angers (UMR 6590) et AAU-CRENAU (UMR 1563).

The Holi-D project (Perspectives on the decline of the coastline) questions the future of holiday and leisure villages owned by large national companies (primarily EDF, GDF, La Poste, SNCF), social and family tourism agencies (VVF, Cap France, UCPA, the PEPs, the Teaching Federation etc.) and local authorities with the aim of promoting access to holidays and the coastline for their populations and employees (such as the communes referred to as the « former Red Belt » around Paris).

Such sites, whether recreation centres, holiday camps for children or holiday villages for families, are perfect examples of the modern world, characterised by a well-structured wage-orientated society, which is known to be in crisis. Most of these leisure and holiday sites have today been rented out or sold off, often due to the decline in their popularity, changes in safety standards and the high costs involved in managing them. In addition, these sites have been used for experimental architecture (educational architecture of the 1950s and 1960s and mobile architecture from the 1970s in particular) which can today be seen as interesting examples of our heritage.

The research is also concerned by economic and social consequences and the challenges of urban and tourism development for the local authorities in charge of the territory concerned. Lastly, the Atlantic coastline, particularly in the Loire-Atlantique and Vendée regions, will be particularly concerned by the presence of such areas in the coming years. A multidisciplinary team consisting of researchers in sociology, urban studies, geography, architecture and the history of architecture is involved over three years. It is open to the inclusion, during the course of the project, of other disciplinary fields such as art, economics or law, and uses the resources available at the Nantes school of architecture and the UFR Esthua Tourism and Culture faculty (University of Angers). It is by applying an original methodology, working with material from the archives, a field survey and both cartographic and photographic systems that our team plans to stimulate and involve the stakeholders in a collective consideration as to the destiny of such sites and their economic and social recovery.

This research project is co-financed for a 3-year period by Angers Tourism Lab and the University of Bretagne Loire, in partnership with the ESO-Angers research laboratories (UMR 6590) and AAU-Team CRENAU in Nantes (UMR 1563).