La densité urbaine propose de nouvelles formes architecturales dans lesquelles les questions de la hauteur, des espaces en partage et en général la question des interfaces jouent un rôle important dans les pratiques sonores et dans l’écoute ordinaire.
 Selon un rapport de bas en haut, du proche au lointain ou de l’intime à l’extime, l’habitat dense fait émerger des situations d’écoute remarquables : suspension, immersion, emboîtement, panoramique sonore, écoute duelle, exposition ou recul acoustique.Quelles qualités d’ambiances sonores cette densité propose-t-elle aux habitants et riverains ? Dans cette école d’hiver, nous travaillerons le couplage espace-son à partir de deux formes archétypales de l’urbain dense : les tours et les cours, définissant des émergences et des creux. Les interfaces qui se situent à l’articulation entre espaces privés et espaces publics, tel que les balcons, les loggias, les coursives, les paliers, forment des espaces sonores partagés qui sont autant configurés par les qualités sonores de la rue qu’eux-mêmes configurent les qualités sonores de celle-ci. C’est dans cette réciprocité d’échange qu’on considérera ces espaces d’interface, et surtout la manière dont ils redessinent de nouvelles limites sonores et négocient leurs intimités avec l’espace public.

En dialogue avec l’environnement existant, les participants à cette école d’hiver seront invités à esquisser des ambiances sonores situées en s’appuyant sur l’outil esquissons développé au CRESSON en http://www.esquissons.fr/ qui permet de faire varier les configurations spatiales, les sources sonores et les points d’écoute. Cet outil nous servira à proposer et à auraliser en temps réel les différents scénarios d’intervention spatio-sonore. En associant prises de sons in situ, représentations, manipulations et esquisses, il s’agira d’expérimenter le son pour faire ambiance.