présentation

                                      Après un apprentissage des techniques du tissage, puis une brève, mais marquante expérience de la scène théâtrale, elle a étudié à l’école supérieure d’art et de design de Cologne (1981-85), où elle a questionné le statut de la sculpture, « […] son être volume mobile, portable et habitable par le corps », mais aussi « […] son être en interaction avec des environnements ». À partir de 1985, et suite à des études en électroacoustique au CIRM, Centre International de Recherche Musicale de Nice et une résidence d’art et de recherche à la Villa Arson à Nice (1985-86), elle s’est définitivement consacrée au son « […] comme matériau plastique et de construction ». Comme le Sonore relève de la discrétion, comme l’écoute est une expérience solitaire, dont la sophistication potentielle peut être ignorée, elle s’est aussi consacrée à la médiation à l’aide de visualisations sonores. Ses œuvres ont été présentées lors de nombreuses expositions internationales.                         

                                      Le questionnement de l’interaction possible entre l’écouter/voir, l’a cependant rapproché des sciences. Pour mieux connaître le rapport entre « architectures invisibles », technologies et langages, elle a étudié à la faculté de Nice Sophia Antipolis [DEA en « Technologies, cultures et formes de sociabilités » (2000-2001), où elle a réfléchi sur le son, comme mode de penser]. Elle a creusé ces recherches au sein du laboratoire ACROE, Institut Polytechnique de Grenoble ; de la plateforme holophonique, Centrale Supélec, site de Metz  (2002-2014); du laboratoire CRESSON, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble [sa thèse (2010-2016) Habiter l‘in-vu, Formes de visualisations sonores, ayant porté sur la partageabilité des ambiances sonores].

                                          Cette artiste, docteure en architecture et « chercheuse associée » au CRESSON, [site web personnel en construction] enseigne depuis 1994 dans le supérieur artistique, et depuis dix ans à l’École supérieure d’art de Lorraine, où elle a initié l’Atelier de recherche sonore (L.A.R.S).