résumé de la thèse

L’Architecture en territoires inondables : dispositifs de mitigation et ambiances habitées. Valorisation d’une culture du risque para-inondation et gestion post catastrophe de l’urgence

Mots-clefs :
Inondation, ambiances, culture du risque, mitigation, gestion post catastrophe

Résumé :
Du fait du changement climatique, les phénomènes naturels à risques tels que les inondations vont augmenter ces prochaines décennies tant par leurs fréquences, que dans leurs durées et leurs intensités. Il faut prendre en compte la part des responsabilités de l’action humaine dans l’effet du réchauffement climatique. D’après les dernières estimations des experts, le climat pourrait se réchauffer de 1.1°C à 6.4°C en moyenne d’ici la fin du siècle et devenir plus instable.
Notre environnement est en plein changement et le cadre bâti dans lequel nous évoluons aujourd’hui n’est pas en mesure de les accepter. Pour preuve, les dégâts importants, tant humains que matériels lors de catastrophes naturelles.
Nous allons, dans cette réflexion, nous intéresser plus particulièrement au risque d’inondation. Il faut être conscient que les inondations « représentent chaque année 40% des catastrophes naturelles dans le monde, affectent 250 000 personnes et occasionnent plusieurs dizaines de milliers de morts. »
Ce constat pose la question de la gestion du risque d’inondation sur nos territoires. Quelle place voulons-nous donner au risque dans les villes de demain ? Doit-on cacher ce risque ou au contraire chercher à le rendre qualitatif tout en mettant la population à l’abri ?
Face à ce risque on voit apparaître de plus en plus le concept de mitigation. L’étymologie de mitigation vient du latin mitigare qui signifie adoucir. Il exprime « la mise en œuvre de mesures destinées à réduire les dommages associés à des risques naturels ou générés par des activités humaines » : la réduction de la vulnérabilité.
On peut voir que la prise en compte du risque devient pluridisciplinaire comme nous le montre Julien REBOTIER lorsqu’il écrit que « Le risque est certes une conjonction territoriale de danger et de présence humaine, mais il est situé dans le social, le temporel et le spatial. » Ce qu’il essaie de définir ici est le rapport étroit que l’environnement à risque entretient avec l’Homme. Or, le corps est support d’expérimentations spatiales. Et c’est à travers les sens que nous appréhendons l’espace dans lequel nous vivons et évoluons.
C’est en ce sens que nous proposons d’observer en quoi les ambiances, c’est à dire les qualités sensibles et vécues de situations spécifiques, peuvent être questionnées et apporter des éléments renouvelés de connaissance et d’action dans le cadre de la gestion de catastrophes naturelles.
La prise en compte en termes d’ambiances de l’inond Du fait du changement climatique, les phénomènes naturels à risques tels que les inondations vont augmenter ces prochaines décennies tant par leurs fréquences, que dans leurs durées et leurs intensités. Il faut prendre en compte la part des responsabilités de l’action humaine dans l’effet du réchauffement climatique. D’après les dernières estimations des experts, le climat pourrait se réchauffer de 1.1°C à 6.4°C en moyenne d’ici la fin du siècle et devenir plus instable.
Notre environnement est en plein changement et le cadre bâti dans lequel nous évoluons aujourd’hui n’est pas en mesure de les accepter. Pour preuve, les dégâts importants, tant humains que matériels lors de catastrophes naturelles.
Nous allons, dans cette réflexion, nous intéresser plus particulièrement au risque d’inondation. Il faut être conscient que les inondations « représentent chaque année 40% des catastrophes naturelles dans le monde, affectent 250 000 personnes et occasionnent plusieurs dizaines de milliers de morts. »
Ce constat pose la question de la gestion du risque d’inondation sur nos territoires. Quelle place voulons-nous donner au risque dans les villes de demain ? Doit-on cacher ce risque ou au contraire chercher à le rendre qualitatif tout en mettant la population à l’abri ?
Face à ce risque on voit apparaître de plus en plus le concept de mitigation. L’étymologie de mitigation vient du latin mitigare qui signifie adoucir. Il exprime « la mise en œuvre de mesures destinées à réduire les dommages associés à des risques naturels ou générés par des activités humaines » : la réduction de la vulnérabilité.
On peut voir que la prise en compte du risque devient pluridisciplinaire comme nous le montre Julien REBOTIER lorsqu’il écrit que « Le risque est certes une conjonction territoriale de danger et de présence humaine, mais il est situé dans le social, le temporel et le spatial. » Ce qu’il essaie de définir ici est le rapport étroit que l’environnement à risque entretient avec l’Homme. Or, le corps est support d’expérimentations spatiales. Et c’est à travers les sens que nous appréhendons l’espace dans lequel nous vivons et évoluons.
C’est en ce sens que nous proposons d’observer en quoi les ambiances, c’est à dire les qualités sensibles et vécues de situations spécifiques, peuvent être questionnées et apporter des éléments renouvelés de connaissance et d’action dans le cadre de la gestion de catastrophes naturelles.
La prise en compte en termes d’ambiances de l’inondabilité d’un territoire peut-elle apporter une valeur ajoutée aux réponses spatiales et au milieu urbain ?
Afin d’intégrer ce processus de recherche dans les dynamiques actuelles de gestion des inondations dans le monde je souhaiterais poursuivre cette réflexion en m’interrogeant sur l’action des ONG qui travaillent sur la mitigation des risques naturels. En effet depuis quelques années maintenant, des organisations telles que Architectes de l’urgence tente de « mettre au point une stratégie de mitigation des risques, afin de reconstruire après une catastrophe pour les personnes les plus vulnérables, tout en prenant en considération les spécificités et les sensibilités locales. » On peut donc voir dans leurs objectifs la place importante du sensible. Cependant il n’est pas précisé de quelles manières il est possible d’intégrer la dimension sensible dans des projets d’architectures d’urgence alors que des notions telles que le développement durable y ont trouvé une place, « pour la mise en œuvre des programmes, la priorité est toujours donnée à l’intégration des principes de développement durable dans la conception » .
La prise en compte du risque étant basée sur l’ouvrage, comment peut-on développer des dispositifs qui intègrent le risque tout en créant des agencements spécifiques qui redéfinissent les espaces et les usages dans la reconstruction post-catastrophe?
abilité d’un territoire peut-elle apporter une valeur ajoutée aux réponses spatiales et au milieu urbain ?
Afin d’intégrer ce processus de recherche dans les dynamiques actuelles de gestion des inondations dans le monde je souhaiterais poursuivre cette réflexion en m’interrogeant sur l’action des ONG qui travaillent sur la mitigation des risques naturels. En effet depuis quelques années maintenant, des organisations telles que Architectes de l’urgence tente de « mettre au point une stratégie de mitigation des risques, afin de reconstruire après une catastrophe pour les personnes les plus vulnérables, tout en prenant en considération les spécificités et les sensibilités locales. » On peut donc voir dans leurs objectifs la place importante du sensible. Cependant il n’est pas précisé de quelles manières il est possible d’intégrer la dimension sensible dans des projets d’architectures d’urgence alors que des notions telles que le développement durable y ont trouvé une place, « pour la mise en œuvre des programmes, la priorité est toujours donnée à l’intégration des principes de développement durable dans la conception » .
La prise en compte du risque étant basée sur l’ouvrage, comment peut-on développer des dispositifs qui intègrent le risque tout en créant des agencements spécifiques qui redéfinissent les espaces et les usages dans la reconstruction post-catastrophe ?

Titre de la thèse en Anglais:

Architecture in flood areas : mitigation devices and inhabited ambiances. Promoting a culture of risk para-flood and post-disaster management of the urgency.

Keywords :
Flood, ambiance, risk culture, mitigation, post-disaster management

 

Sous la direction de Grégoire CHELKOFF