Présentation de la doctorante

Diplômée  du diplôme d’Etat d’architecte de l’école d’architecture de Grenoble en 2017, Laureen Gomez réalise son doctorat depuis Janvier 2018. Son sujet de recherche s’inscrit  dans le cadres du laboratoire CRESSON  et  de la chaire partenariale « Digital RDL research by design laboratory. Ecologie numérique, design environnemental, architecture 2.0 ».


Thématique de recherche

– Architecture numérique et continuités morphologiques

– Expériences sensibles situées

– Études des conduites sensori-motrices et réajustement corporels dans un espace situé


Objectif de la thèse

– Analyser, singulariser, représenter et catégoriser les conduites et les configurations sensori-motrices remarquables des usagers en milieu continu et cependant changeant en terme d’affordances visuelles, sonores, haptiques et tactiles.

– Démontrer la pertinence d’une évaluation sensible de l’espace architectural qui s’applique, non pas au jugement subjectif, mais à la construction d’une méthodologie d’analyse basée sur l’expérience in-situ.


PRÉSENTAION DU PROJET DE THÈSE

« Architecture numérique, continuités morphologiques et configurations sensibles.
Méthodologie pour une critique expérimentée de l’architecture »

Résumé:

La transition numérique de l’architecture, au delà des modalités instrumentales de conception et de fabrication qui la caractérise, s’accompagne d’un potentiel de renouvellement des caractéristiques morphologiques des édifices. L’émergence de « blob » en architecture (binary large objects) à partir des années 90, particulièrement théorisée par Greg Lynn, a conduit au développement d’un champ de production architecturale qualifiée de « fluide » ou d’architecture liquide. La caractéristique essentielle de ces productions est de travailler sur la recherche d’une continuité spatiale dont l’une des singularités, nous en faisons l’hypothèse, est de reconfigurer les conditions de l’expérience perceptive, plus fondamentalement kinesthésique, mais aussi ambiantale, de l’espace architectural. Les modulations de la forme architecturale, à travers la transformation continue de ses surfaces, génèrent une transformation des caractéristiques et qualités sensibles de ces nouveaux milieux ambiants. L’objectif de la thèse est d’analyser, de singulariser, représenter et catégoriser les conduites et les configurations sensori-motrices remarquables des usagers en milieu continu et cependant « changeant » en terme d’affordances visuelles, sonores, haptiques ou tactiles.

Nous souhaitons particulièrement étudier comment les notions de porte, d’ouverture et de seuil en architecture sont réactualisées au profit des changements attentionnels ou des polarisations perceptives ou d’usages induites par les modulations de ces architectures complexes. L’horizon plus général de cette investigation sur des références construites ciblées vise la construction d’une méthodologie pour établir un appareillage critique de l’architecture située et fonde sur l’expérience sensible et ses usages contextualisés. L’appareillage mis en oeuvre et les modes de représentation graphique seront particulièrement mis à profit pour articuler les différents niveaux critiques et afin d’ouvrir ce type de recherche à un usage projétatif et de transmission (représentation, enseignement).

Directeur de thèse :  Grégoire Chelkoff
Co-directeur : Philippe Liveneau