Les modes d’habiter et les formes d’habitat en oeuvre dans les espaces périurbains peuvent être considérés comme indices de changement de paradigmes territoriaux et sociétaux contemporains.
Issue du processus d’exurbanisation résidentielle, la périurbanisation renvoie à un développement urbain diffus et peu dense, dans laquelle la différenciation nette entre la ville et la campagne semble de plus en plus insuffisante pour caractériser les dynamiques actuelles de ce tiers espace. Est-ce la ville qui se dilue ou l’ancien espace rural qui se recompose ? Quelles perspectives de développement durable des espaces périurbains et quelle est leur place dans les stratégies métropolitaines ?

Á travers l’étude de ces espaces singuliers, et en vue de manifester leur valeur territoriale, ce sujet de recherche s’intéresse à la perspective de « faire projet » dans les espaces périurbains, à travers trois projets d’aménagements de l’aménageur LAD-SELA, situés dans les espaces périurbains du pôle métropolitain de Nantes Saint-Nazaire.

Ainsi, ce sujet de recherche vise-t-il à établir une corrélation entre l’ingénierie du projet urbain, les modes d’habiter et les formes d’habitats, dans l’optique d’amorcer la prise en compte de ces derniers par les maîtrises d’ouvrage dès l’élaboration des projets urbains, à l’instar de la prise en considération des paramètres environnementaux et énergétiques dans les projets contemporains.

Au-delà d’une modélisation des modes d’habiter périurbains actuels, il semblerait intéressant d’envisager l’habiter en tant qu’ « expérience » individuelle et collective d’un lieu de vie, avec ces nombreuses traductions architecturales et paysagères.