Cette recherche a pour enjeu de questionner les projets d’aménagement dans les programmes de reconquête des fleuves de villes françaises, à partir de la perspective de la nage libre. La « nage libre » est entendue comme l’immersion dans un milieu fluvial (et non un bassin étanche au système fluvial), et ce en espace non surveillé (ce qui ne veut pas dire non encadré). Ce biais convoque, au travers de l’immersion, la question de l’écologie du cours d’eau et la place de l’être humain dans celui-ci. A l’ère de l’anthropocène, la position est essentielle. Qu’est-ce que la nage libre vient mettre en lumière de la place du fleuve dans ces projets ?
Puis d’envisager en quoi cette nouvelle perspective peut être le moteur d’une mutation vers des villes et territoires plus « soutenables ». Déclencheur, parce que l’expérience professionnelle internationale m’a confirmé que l’eau, par sa transversalité, son aspect vital et par la puissance de l’imaginaire qu’elle convoque, est un puissant élément fédérateur de projets de transformation.

Ce travail portera sur la maitrise d’ouvrage urbaine de villes françaises, avec une mise en tension avec deux terrains internationaux où la nage est admise (Bâle, New York) et une situation rurale où elle est consacrée (La Drobie).