Florie Colin soutiendra sa thèse de doctorat intitulée : « La condition alter-urbaine, entre pratiques habitantes et imaginaires. Les territoires de Brest et Québec au quotidien » à l’ENSA Nantes le 9 décembre 2020 à 14 heures. (En visioconférence)

  • École doctorale de l’Université de Nantes n°604 « Sociétés, Temps, Territoires ».
    Spécialité : Aménagement de l’espace et urbanisme.

Composition du jury :

  • Nathalie Ortar Directrice de recherche, ENTPE (rapportrice)
  • Francis Beaucire Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapporteur)
  • Annabelle Morel-Brochet Maître de conférences, Université d’Angers (examinateur)
  • Guy Mercier Professeur, Université Laval, Québec (examinateur)
  • Laurent Cailly Maître de conférences, Université de Tours (examinateur)
  • Marie Cartier Professeur, Université de Nantes (examinateur)
  • Laurent Devisme Professeur, ENSA Nantes (directeur de thèse)
  • Daniel Le Couédic Professeur émérite, Université de Bretagne Occidentale (co-directeur de thèse).


Résumé en français :

Cette recherche s’intéresse aux habitants de maison dans le périurbain, autour de Brest, Québec et Nantes-Saint-Nazaire. L’enquête de terrain met en avant les paroles habitantes afin de décrypter des pratiques et des imaginaires concernant différents lieux du quotidien qui font système. Une combinaison de méthodes d’approche sociologique et ethnographique a été privilégiée, mêlant entretiens compréhensifs à domicile, observations et participation observante au sein d’une maisonnée québécoise. Au coeur des parcours résidentiels, le désir d’accession à la propriété d’une maison et de son jardin s’appréhende par les imaginaires et les expériences passées, actuelles et projetées. Les habitudes quotidiennes peuvent néanmoins être bouleversées par des déménagements ou autres événements survenant dans les parcours de vie, ou par des changements et évolutions des lieux environnants. Diverses échelles sont observées dans ces contextes : la maison, mais aussi différents lieux de vie pratiqués au quotidien entre ville, campagne et littoral. Les habitants considèrent souvent « tout avoir » à proximité. Au-delà de ce côté pratique, les diverses formes d’attachement à ces lieux sont mises en exergue, révélant ce que nous proposons de nommer une condition habitante alter-urbaine.

Abstract :

The alter-urban condition, between inhabitants’ practices and imaginations. The Brest and Québec territories in daily life.

This research focuses on inhabitants of houses in peri-urban areas around Brest, Québec and Nantes-Saint-Nazaire. The field survey carried out highlights the inhabitants’ words to decipher practices and imaginations regarding different places of their daily life. A combination of sociological and ethnographic methods is emphasised, connecting home-based comprehensive interviews, observation and observing participation within a Québec home. Among the residential journeys, the desire to own a property, a house with a garden, is apprehended through imaginations and past, current and projected experiences.
Everyday habits can nonetheless be disturbed by relocations, any other event happening in life, or by changes and evolutions of surrounding places. Different scales are observed in these contexts: the house and the different living areas practiced every day, between the city, the countryside and the coastline. The inhabitants often consider “having everything” nearby. Beyond this practical side, the different forms of attachment to these places are thus highlighted, revealing what we propose to call the alter-urban condition of inhabitants.