Il s’agit de s’intéresser à la condition habitante des habitants propriétaires de maisons dans l’urbain diffus, en analysant à la fois des pratiques et des imaginaires – notamment de la ville, de la campagne, du littoral, de la banlieue, dans trois territoires : le pays de Brest, la région nanto-nazairienne et celle de Québec.

Nous posons comme hypothèse que l’urbanisation des communes « périurbaines » présente des caractéristiques
propres : une aspiration forte à la maison individuelle ou unifamiliale et son jardin ou sa cour, au cœur d’un territoire vécu, pratiqué, habité, plus vaste, dépassant les frontières administratives ; les influences, parmi d’autres, de l’imaginaire et des trajectoires résidentielles dans le choix actuel des habitants ; la capacité d’adaptation et d’organisation des habitants, aux profils variés ; des pratiques créatives et hybrides. Les habitudes paraissent également jouer un grand rôle dans les modes de vie : elles peuvent être ancrées tant au niveau des mobilités que des sociabilités.

Le choix de trois terrains permet de mesurer les effets des contextes locaux, selon différents gradients d’urbanité. La toponymie et la lexicographie peuvent s’avérer révélatrices de la condition habitante, condition approchée par l’ethnographie et l’anthropologie. Finalement, cette thèse s’intéresse aussi et surtout au quotidien, en laissant une grande place aux paroles habitantes.