La thèse est une enquête ethnographique qui suit plusieurs expérimentations de métrologies participatives portées par les collectivités territoriales de Rennes et Nantes.

Ces démarches, ni sciences participatives, ni démocratie participative proposent aux habitants de parcourir l’espace urbain pour l’observer, le décrire, produire et partager des données environnementales à l’aide de microcapteurs et de cartes collaboratives.

L’enquête ouvre sur deux perspectives. La première est celle des transformations de l’action publique environnementale pour agir face à l’imminence des dommages transcendantaux (dégradation de la qualité de l’air, de l’environnement sonore, changement climatique). La seconde invite à s’interroger sur les recompositions de la production de la connaissance avec l’émergence de métrologies alternatives qui engagent les savoirs habitants.

Le cadre théorique de la recherche repose sur l’observation de situations selon la focale microsociologique avec une analyse qui se réfère aux outils conceptuels de la sociologie pragmatique des transformations. La méthode employée propose de combiner observations d’ateliers, entretiens ethnographiques et corpus des données géoréférencées issues des microcapteurs de qualité de l’air.