Dans ce travail de recherche, nous nous intéressons à l’étude des ambiances d’un lieu en partant d’une analyse interdisciplinaire entre méthodes tant qualitatives que quantitatives. Nous partons de l’idée qu’au moment de la conception architecturale et urbaine il y a des facteurs sensibles et physiques qui ne sont pas toujours pris en compte. Ceci peut créer une disparité entre le résultat attendu par les concepteurs et le vécu des usagers de l’espace. Pour cette étude, nous souhaitons continuer et enrichir la méthode développée pendant notre thèse de master suivant cinq axes structurants principaux :

  • Captation des données d’ambiance(s)
  • Analyse des données d’ambiance(s)
  • Représentation des données d’ambiance(s)
  • Restitution d’ambiance(s)
  • Analyse de la perception de ce rendu

Nous ne concevons pas ces étapes comme un processus linéaire, mais comme des moments en interaction tout au long de la recherche. Pour cela, nous proposerons des immersions et des analyses tant in situ qu’en laboratoire, en cherchant une restitution pour divers publics (ceux qui ont vécu l’espace, mais aussi ceux qui ne l’ont jamais visité). Cette restitution mettra en relation les expériences vécues sur site (chercheur/usagers) et les résultats des approches numériques (simulations, mesures) jusqu’à confronter les deux perceptions d’ambiance (dans le monde réel et numérique). Nous nous appuierons pour cela sur des méthodes de sciences sociales (enquêtes, observation de terrain, captation instrumentée), et sur une instrumentation technique et de méthodes numériques pour l’étude, l’analyse et la restitution des différentes expériences (usagers, chercheur et numériques comprises) dans l’espace urbain.