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Grands projets urbains, stratégies aménageuses et régulation des mutations urbaines. Instruments des politiques et des actions urbaines.

Le souci d’un travail sur une fabrique urbaine multiple notamment dans des arrangements entre actions urbanistiques et faits urbains.
Mes travaux se sont employés jusqu’à aujourd’hui à saisir une fabrique urbaine qui ne se cantonne pas aux périmètres des politiques urbaines et à leurs intentions, mais se présente largement comme étant le fait d’initiatives diverses, tout en interrogeant les stratégies aménageuses vis-à-vis de ces tendances, avec lesquelles il faut savoir faire. Ainsi en est-il de notre travail mené au tournant des années ’90 sur la récupération, par les pouvoirs aménageurs, d’une logique d’investissement artistique des espaces laissés en suspens, dans le temps de la transformation d’un quartier faubourien nantais. Ce registre d’attentions guide également mon regard porté sur la programmation et la fabrication d’un cluster culturel et créatif au sein de l’ile de Nantes, depuis la mi-2000, dans le cadre du POPSU².

Un intérêt pour les discussions sur le bien commun urbain, pour les raisons d’agir et les instruments de l’action publique sur la ville.
Ma thèse -soutenue en mars 2007 à l’Institut d’urbanisme de Paris- discute des ressorts de la démarche d’évaluation des politiques publiques, saisie comme un nouvel espace social de production d’analyses et de connaissances de la ville. J’y ai montré comment par manquement à l’ouverture démocratique que son projet contient pourtant, et par enfermement dans les mondes professionnels représentés, il se présente, sous un certain jour, comme un espace de réassurance de l’action urbanistique sur sa vocation d’amélioration du fonctionnement de la ville. Dans la lignée de ces travaux sur les pratiques de normalisation de l’action urbaine, nos travaux menés dans le cadre du POPSU 1 nantais ont porté sur le régime des « bonnes pratiques aménageuses », en rupture avec le modèle hiérarchique précédent, où l’Etat central était en charge de dire le juste. Elles opèrent dans un sens « bottom-bottom », sous incitation supra-locale, dans une société plus pragmatique où la valeur de l’expérience prend de l’importance.

Ce travail sur la fabrique de la norme et de l’exemplarité s’est poursuivi avec la coordination (avec Anne Bossé) du dossier de Lieux Communs n°13 portant sur « les espaces témoins », concept sous la bannière duquel nous avons posé la question de savoir comment la preuve par l’espace s’incarne dans les pratiques urbanistiques contemporaines.

 

Opérations de recherche récentes

  • 2010-2013
    Coordinatrice des recherches de l’équipe nantaise menées dans le cadre du programme national de recherche du GIP AIGP, Plate-forme d’observation des projets et stratégies urbaines-2 (POPSU-2), et contributrice sur le thème de l’économie de la connaissance et sur le thème de la régulation urbaine.
  • 2004-2009
    Coordinatrice des recherches de l’équipe nantaise menées dans le cadre du programme national de recherche du GIP EPAU (Europe des projets architecturaux et urbains) Plate-forme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU), et contributrice sur les questions ayant trait aux bonnes pratiques et à une « culture aménageuse ».

Bibliographie (sélection)

Articles dans des revues internationales ou nationales avec comité de lecture répertoriées

  • ROY, E., avec DEVISME, L., DUMONT, M., (2007), « Le jeu des bonnes pratiques dans les opérations urbaines, entre normes et fabrique locale » in Espaces et Sociétés n°131 ; pp. 15-31.
  • ROY, E., (2004), « La mise en culture des friches urbaines. Territoires en transition à Nantes » in Annales de la recherche urbaine n°97.

 

Articles dans des revues sans comité de lecture

  • ROY, E., avec BOSSE A. et GUENNOC ML, (2009), « L’architecte n’est pas un génie solitaire », in Place publique n°13

 

Communications orales sans actes dans un congrès international ou national

  • ROY, E., avec NICOLAS, A., (2012),« Quand un projet de cluster des industries culturelles et créatives émerge au cœur du projet urbain de l’Ile de Nantes : régulations croisées », communication au séminaire Economie de la connaissance et ville créative : mode ou modèle ?, POPSU 2, Bordeaux, le 19 décembre.
  • ROY, E, (2010), « Bonnes pratiques et espaces urbains exemplaires. Enquête sur de nouvelles mœurs de l’action urbaine », communication à la journée thématique La circulation des idées, des modèles, des pratiques en urbanisme , séminaire du réseau Production de la ville, IFU, juillet.

 

Directions d’ouvrages ou de revues

  • ROY, E., avec BOSSE, A. (2010), Lieux Communs n°13, dossier « Espaces témoins »

 

Autres productions

  • ROY, E., (2007) « L’évaluation des politiques publiques, vers une nouvelle intelligence de l’espace urbain ? » Thèse de Doctorat soutenue publiquement le 20 mars 2007, devant le jury composé de Jean-Yves Toussaint, Viviane Claude, Christine Lelevrier, AndreBruston, et Jean-Pierre FREY (dir de la thèse).
  • ROY, E., « Territoires urbains transitoires au sein de la ville en transformation. L’investissement du quartier nantais madeleine-champ de mars par une population d’artistes » sous la dir. JP Frey, mémoire de DEA, L’Urbanisme et ses territoires. Institut d’urbanisme de Paris.

 

Valorisation de la recherche

  • Participation au café- débat « Manhattan ou Amsterdam, gratte-ciel ou pavillons ? » de l’Atelier, centre de présentation des projets urbains de la ville de Saint Nazaire.
    Contribution à la démarche Paysage sensible (volet enquête sociologique), menée dans le cadre des ateliers citoyens de la Ville de Nantes, sur deux quartiers nantais en transformation, (avec Anne Bossé) (jan 2013-juin 2013)