Coordination
DEVISME Laurent, NICOLAS Amélie
Membres AAU
BARBE Frédéric, BATAILLE Nicolas, BIENVENU Gilles, CHESNEL Kévin, FORT-JACQUES Théo, LAMBERT-AOUIZERAT Solal, MANOLA Théa, MARGUC Petra, OUVRARD Pauline, ROY Elise, VIOLEAU Jean-Louis, Privé : HARTWELL Kévin
Partenaires
Isabelle Garat (ESO Nantes).

Argument

La fabrique urbaine renvoie à une modification intentionnelle de l’espace des sociétés qui ne se résume pas aux modalités de la planification et du projet. Elle les intègre toutefois en permettant leur problématisation. L’une des journées de la Prospective Nationale de Recherche Urbaine (Mai 2016) mettait précisément les fabriques urbaines en question pour interroger notamment un urbanisme de rattrapage, une fabrique urbaine par le bas, un urbanisme d’adaptation mais aussi un urbanisme de gestion… Recomposition d’acteurs, des savoirs dits de ou pour l’action, des modalités d’organisation des actions collectives, les chantiers sont nombreux.

L’analyse de la fabrique urbaine peut gagner à se saisir des ressources de la théorie de l’acteur-réseau pour préciser comment joue notamment, dans la production de l’espace, le rapport local-global. Circuler entre les échelles de la description permet à la fois de localiser des lieux de confection du global et de repérer les processus de délégation et de traduction du global vers le local. Il convient alors de s’intéresser à des articulateurs et des localisateurs en restant attentif à la dimension technico-politique de l’urbanisme, en comprenant les apprêtements et prothèses de l’action spatiale des urbanistes (des cultures professionnelles mais aussi des techniques et des instruments).

Tracer les activités urbanistiques, c’est recourir à une ethnographie multi-sites, qui conduit à une connaissance plus réaliste de l’urbanisme. De même que des chercheurs en sociologie des sciences ont pu s’intéresser à la science parlante plutôt qu’à la science parlée, ici on peut dire que la perspective s’apparente à un certain « scepticisme stratégique par rapport au connu » (l’expression est d’Anselm Strauss).

Parmi les points de départ énoncés de ce GR, les hypothèses suivantes sont prises au sérieux : La fabrique urbaine est équipée / La fabrique urbaine est figurée, narrative / la fabrique urbaine est traversée de tensions, ratés et erreurs qu’il convient de mettre à jour : le mode « sans échec » n’existe pas en urbanisme…

Actions

  • Projet de recherche financé en cours :

Copropriété à l’œuvre dans les centres-villes reconstruits coordonné par Elise Roy

Appel à recherches intitulé « (Ré)gé(né)rer les copropriétés – Connaître et comprendre les copropriétés, les mobiliser pour la ville durable » du Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA).

À partir du terrain singulier des copropriétés inscrites dans le tissu des villes de la Reconstruction qui composent les centres de différentes villes françaises, cette recherche s’intéresse aux copropriétés comme « objet urbain ».
Ce projet se distingue par sa capacité à interroger le lien entre ville et copropriété – lien très peu exploré à ce jour.

HOLI-D (Horizon des littoraux en déclassement), 2018-2020, coordonné par Laurent Devisme et Amélie Nicolas.

Financement par le RFI Tourisme (Angers Tourism Lab) et l’UBL
Post-doctorat d’un an : Eve Meuret-Campfort, sociologue

Le projet HOLI_D interroge, au niveau du littoral Loire-Atlantique et Vendée, le devenir des colonies de vacances et villages-vacances issus du patrimoine des grandes entreprises nationales (Métiers de l’énergie, La Poste, SNCF principalement), des organismes du tourisme social et familial (VVF, Cap France, UCPA, les PEP, la Ligue de l’Enseignement…) et des communes s’étant mobilisées pour favoriser l’accès aux vacances et au littoral de leur population (comme les communes dites de « l’ex-ceinture rouge » autour de Paris).