Urbanités ambiantes. Vers une sensibilisation des études urbaines
Groupe de recherche AAU
Janvier 2024 > Octobre 2024
Sensibilité pragmatiste : comment le sensible, l’expérience et l’ordinaire affectent-ils la recherche urbaine ?
Coordination DEVISME Laurent, THIBAUD Jean-Paul |
Membres AAU BONICCO-DONATO Céline, BOSSÉ Anne, BREVIGLIERI Marc, DIAB Jinane, GARNIER Lucile, GERMON Olivia, HADBI Ryma, HOUEL Nicolas, KAZIG Rainer, MASSIANI Léna, MASSON Damien, ROMIEU Patrick, STASSI Vanessa, THIBAUD Jean-Paul, THOMAS Rachel, TIXIER Nicolas, TOUSSAINT Maïlys, VAN HOLLEBEKE Sarah, SETEN Sevil |
Partenaires Eric Chauvier, ENSA Versailles |
Argument
Ce groupe de recherche vise à développer une réflexion de fond sur l’articulation entre ambiances et urbanités. Où nous conduit l’ambiance en termes d’urbanités, et réciproquement, où nous conduit l’urbanité en termes d’ambiances ? Qu’est-ce que l’une et l’autre donnent à penser ensemble, dans leurs prolongements et leurs frottements, dans leur résonnance et leur dissonance ? Que gagnons-nous à lire les formes d’urbanités contemporaines à l’aune de leurs ambiances ? Et qu’en est-il de la teneur d’urbanité des ambiances actuelles ?
Ce groupe de recherche a une vocation délibérément exploratoire et prospective, cherchant à tirer profit des ressources de la nouvelle configuration scientifique du laboratoire depuis 2015. Il vise à ouvrir de nouvelles pistes de questionnement et postures d’enquête en s’interrogeant sur une possible sensibilisation des études urbaines.
D’une part, ce groupe propose d’explorer des questions théoriques débouchant sur l’ouverture de différentes postures de sensibilité pragmatiste pour lesquelles les places du sensible, de l’expérience et de l’ordinaire en matière d’études urbaines sont névralgiques : accordages affectifs, enveloppes climatiques, sphérologie, quasi-objets et hyper-objets,… Qu’apportent ces perspectives par rapport à celles plus anciennes liées tantôt à la microsociologie goffmannienne (les cadres de l’expérience) ou à l’écologie de la perception gibsonnienne (notion d’affordances) ? En quoi offrent-elles des alternatives aux perspectives plus appliquées du confort, de la qualité de vie et du bien-être ?
D’autre part, ce questionnement renvoie à des travaux empiriques décrivant des situations contemporaines dans lesquelles s’éprouvent des phénomènes de sensibilisation des territoires. Il peut s’agir de situations témoignant d’intentions aménagistes plus ou moins explicites : design d’ambiance, installation de climats, expérimentation d’atmosphères nouvelles… Il peut s’agir également de situations plus diffuses dans lesquelles se jouent de nouveaux processus de transformations des espaces publics et de nouvelles dynamiques qui interrogent ce qui fait commun et ce à quoi on tient.
Actions
- Projets en cours
Une semaine – Une ville. Enseignement intensif de master conjoint à un atelier doctoral. Par le décentrement collectif, exploration d’une ville méconnue.
- Projets terminés
Projet Cèdre Campus-France. Reconstruction et ambiances urbaines. 2017-2018.
Groupement de recherche international (GDRI) CNRS. Ambiances en Traduction. 2014-2017.
Thèses rattachées
- En cours
Jinane Diab. Reconstruction du camp Nahr Al-Bared. Transposer une ambiance dans les nouveaux camps reconstruits.
Lucile Garnier. Usages de la proximité en urbanisme. Approche comparative de 4 villes européennes.
Sarah Van Hollebeke. La ville sous tension. Repenser l’observation des divisions de l’urbain.
- Soutenues
Toumadher Ammar. Le métissage culturel comme générateur d’ambiances et de formes urbaines spécifiques. Thèse soutenue en 2017.